On nous demande pourquoi tout ce que nous vendons vient d’un seul pays. La réponse courte : le Japon a gardé ses affaires.
Pourquoi le Japon
Il y a là-bas l’habitude d’entretenir ce que l’on possède, de garder la boîte et les papiers, et de ranger un appareil photo comme on rangerait un bon couteau. Le marché du vintage y est donc profond et propre. Des appareils photo, des objectifs, des montres, des stylos et du matériel audio bien utilisés et bien soignés pendant des décennies y passent tout le temps. Pour ce que nous vendons, il n’y a pas de meilleur endroit où chercher.
Ce que nous cherchons
Ni la pièce la plus rare, ni la moins chère. Nous cherchons des pièces dont on a pris soin : une usure régulière aux endroits que la main trouve en premier, aucun signe de réparation forcée, une finition et un numéro de série qui concordent. Une pièce doit aussi valoir la peine d’être possédée au prix que nous lui donnerions. Sinon, nous la laissons.
L’établi
Ce que nous achetons arrive en Californie, où c’est testé, révisé et évalué avant d’avoir droit à une fiche. Cette étape n’est pas facultative. Une pièce qui a fait un long voyage doit quand même dire la vérité sur son état, et une bonne partie de notre travail consiste à nous assurer qu’elle le peut.
La boutique, au fond, c’est surtout cela : acheter ce que nous garderions nous-mêmes, noter ce que nous avons trouvé, et y mettre un prix que nous serions prêts à payer.